Des facteurs de croissance à l’arrêt
Publié le 07 juin 2026
La quantité de travail est un enjeu clé pour la compétitivité de la France : elle détermine notre capacité à produire, dès lors que les technologies et équipements nécessaires sont acquis. La croissance restera insatisfaisante tant que le volume total de travail sera insuffisant.
Un indicateur simple permet de se comparer : le nombre d’heures effectivement travaillées en moyenne dans l’année. En 2024, un salarié à temps complet en France travaille en moyenne 1 664 heures par an, contre 1 784 heures en moyenne en Europe. C’est 52 heures de moins qu’en Espagne, 121 de moins qu’en Allemagne et 183 de moins qu’en Italie.
La France mobilise donc nettement moins de travail que ses concurrents. Cette situation s’explique à la fois par une durée hebdomadaire plus faible et par davantage de congés et de jours non travaillés.
Tant que l’organisation collective et notre cadre réglementaire continueront à réduire plus qu’ailleurs le volume des heures réellement travaillées, la France conservera un handicap durable de production et de compétitivité.
Remettre le travail au cœur du modèle économique est indispensable pour soutenir la production et, partant, garantir une progression du niveau de vie et financer la protection sociale.