Des finances publiques hors de contrôle
Publié le 08 mai 2026
La dette publique française est passée de 67 % du PIB en 2004 à 113 % en 2024. L’Allemagne, elle, a stabilisé la sienne autour de 60 %, conformément aux traités européens.
Cette divergence s’explique par un niveau de dépenses publiques structurellement trop élevé. La France consacre 57 % de son PIB à la dépense publique, contre 49 % en moyenne dans l’Union européenne, au deuxième rang des États les plus dépensiers.
Cette dette excessive asphyxie la croissance. Les prélèvements nécessaires pour compenser partiellement une dépense excessive, les financements qu’elle mobilise et le manque de marge de manœuvre pour investir freinent le développement économique.
Elle fait peser un risque permanent d’insoutenabilité et grèvera les générations futures si rien ne change. Le dérapage n’est pas une fatalité, mais il exige un changement radical de trajectoire.
La priorité doit être donnée à une réduction durable de la dépense, en particulier des dépenses sociales. Cela suppose de remettre en cause les politiques publiques existantes et de recentrer l’État sur ses missions essentielles.