Rupture des flux de capitaux
Publié le 09 mai 2026
Dans les années 1990, l’Union européenne captait 35 % des flux mondiaux d’investissements directs étrangers (IDE), loin devant les États-Unis (22 %) et l’Asie de l’Est (15 %). L’Europe était alors la première destination mondiale du capital.
En trois décennies, le basculement est spectaculaire. Sur la période 2020-2025, la part de l’Union européenne s’est effondrée à 11 %, tandis que l’Asie de l’Est (Chine, Japon, Corée) a bondi à 37 %. Les États-Unis se maintiennent autour de 21 %, retrouvant leur niveau des années 1990.
Le déclin européen est continu et s’accélère : de 35 % dans les années 1990 à 30 % dans les années 2000, puis 15 % dans les années 2010 et 11 % sur la période récente. En une génération, l’Europe a perdu les deux tiers de sa part dans les flux mondiaux d’IDE.
Ce décrochage reflète un déficit d’attractivité structurel. Les réglementations sont jugées trop lourdes, la fiscalité imprévisible et les perspectives de rendement insuffisantes par rapport à l’Asie et aux États-Unis. Face à des concurrents plus rapides et mieux coordonnés, l’Union européenne doit simplifier son cadre réglementaire, stabiliser sa fiscalité et proposer à nouveau des perspectives de retour sur investissement crédibles pour retrouver sa place dans les flux de capitaux internationaux.