Simplifier massivement les barrières à l’entrée et les conditions d’exercice des entreprises de services
Publié le 14 juin 2026
Le secteur des services représente près de 86 % de l’économie française. Pourtant, selon l’OCDE, les barrières à l’entrée y sont plus de deux fois supérieures à la moyenne des pays développés.
Ces barrières prennent des formes multiples : procédures administratives lourdes, licences d’exercice, exigences de qualification disproportionnées, réglementation des prix. Elles sont particulièrement fortes dans les professions réglementées et le commerce de détail.
Ces contraintes limitent l’entrée de nouveaux acteurs et freinent la concurrence. Elles ralentissent la diffusion de nouvelles pratiques et technologies. Elles favorisent les entreprises déjà en place et créent des rentes de position.
Les consommateurs en sont les premières victimes : prix plus élevés, choix limité, innovation insuffisante. L’économie française dans son ensemble y perd en dynamisme et en productivité. Alléger de manière ciblée ces barrières réglementaires, en commençant par les professions réglementées et le commerce de détail, conduirait à des gains de productivité significatifs et à un meilleur bien-être pour les consommateurs.
Barrières à l’entrée pour les entreprises de services en 2023
indice 0 (faible) à 6 (forte restriction) — moyenne OCDE ≈ 1,8