Un rapport au travail qui se détériore
Publié le 26 mai 2026
La France affiche l’un des plus faibles taux d’engagement des salariés au monde. Selon Gallup, seuls 8 % des salariés français se déclarent engagés dans leur travail en 2025, contre 12 % en moyenne en Europe et 32 % aux États-Unis — soit trois à quatre fois plus.
Ce désengagement massif a des conséquences directes et mesurables. Il se traduit notamment par une hausse continue des arrêts maladie : les indemnités journalières ont augmenté de 5,1 % par an en moyenne entre 2014 et 2024, dépassant 11 milliards d’euros. Les jeunes sont particulièrement touchés.
Le coût pour les entreprises est considérable : désorganisation, perte d’activité, absences. Le désengagement pèse aussi sur la productivité au quotidien — un salarié désengagé produit moins, innove moins et collabore moins efficacement. Même si l’attachement au travail reste globalement fort, l’organisation et le management sont en cause par les Français, ce changement profond du rapport au travail.
Restaurer l’engagement suppose d’agir sur ses causes : améliorer le management de proximité, donner davantage d’autonomie et de sens, mais aussi lutter contre les abus via des outils concrets (dématérialisation des arrêts, jours de carence, meilleur repérage des fraudes).