Un retard croissant en matière d’investissement
Publié le 14 mai 2026
La structure de l’investissement des entreprises françaises s’est profondément transformée. Les dépenses immatérielles (numérique, services) représentent désormais 25 % du total, contre 14 % en 2010.
En parallèle, le capital productif industriel est tombé de 37 % à 33 %, du total des investissements en quinze ans. Le retard en robotisation en est une illustration claire.
Avec seulement 186 robots pour 10 000 salariés, la France se situe très loin de l’Allemagne (429) et des économies les plus industrialisées. Ce déficit dépend directement sur la productivité et la modernisation de l’appareil productif.
Le problème n’est pas l’investissement immatériel — il est indispensable —, mais le manque d’articulation entre industrie, numérique et intelligence artificielle. Ces trois dimensions sont profondément complémentaires.
Face à la décroissance démographique, l’automatisation et l’IA deviennent des leviers incontournables. La France doit accélérer la robotisation, articuler industrie et numérique, et investir massivement dans l’IA pour maintenir sa compétitivité et sa souveraineté.