Une perte de leadership en matière d’innovation
Publié le 11 mai 2026
Les économies les plus innovantes investissent massivement dans la recherche : 3,4 % du PIB aux États-Unis et au Japon, 4,9 % en Corée du Sud. Au sein de l’Union européenne, la moyenne n’est que de 2,2 %, et seuls six États membres dépassent le seuil de 3 %.
En 2000, l’Europe s’était fixé l’objectif d’atteindre 3 % du PIB en R&D à l’horizon 2010. Deux décennies plus tard, le compte n’y est toujours pas. La France se situe dans la moyenne européenne, loin de ses ambitions.
Ce sous-investissement chronique affaiblit la souveraineté technologique européenne. L’Union européenne produit de la recherche d’excellence mais n’en tire pas assez de valeur économique, faute d’industrialiser suffisamment ses brevets et découvertes.
Face à l’intensification de la compétition technologique mondiale, atteindre 3 % du PIB en R&D est une condition minimale de souveraineté. Cela suppose de mobiliser davantage de financements publics et privés.
L’Union européenne doit aussi accélérer la transformation de la recherche en produits et services, en renforçant les liens entre chercheurs et entreprises au sein de hubs d’innovation et en fluidifiant le passage du laboratoire au marché.