Faire de la rupture écologique un atout
Publié le 28 mai 2026
Le marché mondial de la transition énergétique pourrait tripler d’ici à 2035, pour atteindre 5 000 milliards de dollars. La France dispose d’atouts réels pour en capter une part significative, mais ses positions sont très inégales selon les filières.
Le nucléaire (EPR) est le secteur où la France est le mieux positionnée : 10/10 en potentiel export et 9/10 en position compétitive actuelle. L’agroalimentaire durable (8/10 et 7/10) constitue un autre point fort. Ce sont des filières à consolider en priorité.
À l’inverse, l’hydrogène vert (potentiel 9/10, mais position actuelle 3/10) et le captage de CO2 (7/10 et 2/10) représentent des opportunités majeures mais où tout reste à construire. L’éolien offshore (6/10 et 4/10) est en retard face à la concurrence internationale.
La Chine contrôle déjà 68 à 85 % du marché mondial des batteries, panneaux solaires, pompes à chaleur, éolien et véhicules électriques, grâce à des politiques industrielles offensives qui permettent à ses usines de casser les prix.
La transition doit être conduite comme un grand projet industriel. La France doit faire émerger des industries bas carbone compétitives, localiser davantage la fabrication en Europe, sécuriser les chaînes d’approvisionnement en matériaux stratégiques et développer les débouchés pour les produits européens.