Moins taxer les facteurs de production
Publié le 13 mai 2026
Les impôts sur la production sont des charges fiscales payées par les entreprises indépendamment de leur rentabilité. Ils sont particulièrement nocifs car ils freinent l’activité même quand l’entreprise ne fait pas de bénéfices.
En 2024, ces impôts s’élèvent à 76 milliards d’euros en France, soit 3 % du PIB. C’est le double de la moyenne de la zone euro (1,5 %) et près de quatre fois le niveau de l’Allemagne (0,8 %).
Malgré la réforme engagée en 2021, les montants n’ont jamais réellement baissé. Cet écart avec les concurrents pèse sur la compétitivité et l’investissement, et explique en partie la désindustrialisation et le déficit commercial français.
Le Conseil des prélèvements obligatoires souligne la nécessité d’un cadre fiscal stable et lisible pour l’industrie française. La convergence vers la moyenne européenne est une condition de la réindustrialisation. Cela passe notamment par la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), afin de redonner des marges de manœuvre aux entreprises.