Rupture énergétique
Publié le 19 juin 2026
Le centre de gravité énergétique mondial s’est déplacé vers la Chine en moins de quinze ans.
En 2024, elle a installé à elle seule 402 GW de nouvelles capacités électriques, soit autant que le reste du monde réuni. Sa part dans les ajouts mondiaux est passée de 37 % en 2010 à 86 % en 2024.
Pendant ce temps, les États-Unis et l’Union européenne peinent ensemble à dépasser 140 GW d’ajouts annuels. La transition énergétique mondiale s’accélère donc fortement, mais cette accélération est désormais largement portée par la Chine.
La Chine ne domine plus seulement la fabrication des équipements énergétiques (panneaux solaires, batteries, éoliennes) : elle influence désormais le rythme et les standards de la transition mondiale. Cette évolution fragilise la souveraineté industrielle et énergétique de l’Europe.
Face à cette situation, la France et l’Europe doivent accélérer leurs capacités énergétiques bas carbone, sécuriser leurs approvisionnements stratégiques et renforcer leurs filières industrielles afin de réduire leur dépendance technologique vis-à-vis de la Chine.